​Le sordide dans l’abject… Ils se la "repassent" comme un ballon : 5 jeunes abusent d’une mineure de 13 ans

Jeudi 15 Février 2018

Cette affaire est sordide.  

Elle donne, et je pèse mes mot, des envies de meurtre. Je précise que je ne citerai pas de nom car tous les protagonistes de ce drame habitent le même quartier.  Mettons quelque part dans le Sud. Tous se connaissent et tous LES connaissent. De plus, par la grâce d’Internet et des réseaux dits "sociaux" (tu parles !), l’histoire a fait le tour du coin. 

Il y a également dans cette affaire quantité de détails indescriptibles. Ils ont été clairement énoncés à l’audience mais je me sens incapable de les rapporter ici. Cela concerne les pratiques sexuelles, le triolisme, les positions, les exigences des uns et des autres. On n’est pas dans un roman de Gérard De Villers (que j’aime, au demeurant). 

Ils vont se la "refiler" comme un jouet 

Il y a, au départ, Eulalie, laquelle ne s’appelle pas du tout comme ça. Au début de l’affaire, elle n’a même pas 13 ans ! 

Eulalie a une scolarité plus que normale, même brillante pourrait-on dire. D’excellentes notes et souvent des félicitations. 

Mais voilà ! 

Elle est en souffrance d’affection, de gentillesse, de reconnaissance. Ce qui en fait une proie rêvée pour les prédateurs. 

En fait de prédateurs, elle en aura cinq sur sa route. Cinq qui vont se la "refiler" comme un ballon de foot sur un stade ! 

À la barre, ils se présentent pour ce qu’ils sont, des voyous, coiffure style Iroquois, jeans à mi-jambe (la classe !), crasseux et pas autrement concernés. 

Un jour, le premier de la série se dit que la proie est prête à tomber dans l’escarcelle. Deux jours avant les 13 ans de la petite, il l’invite dans un coin perdu et, après les quelques cajoleries d’usage, l’initie aux jeux de l’amour et du hasard. 

Le reste coule de source. Le sale con se vante de ses exploits et fait à la gamine une telle réputation d’enfer, qu’ils vont se la refiler plusieurs mois durant. 

Des balbutiements en guise d’explication 

Pour tous, la défense est la même : ils ne savaient pas son âge. 

Ils ne nieront rien de ce qu’il lui ont fait subir, leurs exigences sexuelles, les pratiques de sodomie et je vous épargne le pire. 

Se disant inconscients de ce qu’ils faisaient… ils ont quand même eu le front, devant les menaces de plaintes, d’aller plaider leur cause auprès des parents de la donzelle. Ils ont eu le front de leur proposer d’effectuer des travaux de maçonnerie gratuitement, sinon de les dédommager financièrement. Des parents qui étaient là à l’audience et qui n’ont pas moufté ! 

Moi, on aurait fait ça à ma fille, je serais en Cour d’assises pour meurtre avec préméditation. 

Ces rencontres, qui ont commencé par un doux marivaudage sur Facebook, bavardages, câlins, finissaient dans le sordide. 
À toutes les demandes d’explications de la présidente Peinaud, nous n’avons eu droit qu’à des balbutiements sans rime ni raison. 

Ils ne paieront jamais ! 

Il ressort de tout ça que ces salauds se sont "repassé" la gamine comme un pur objet sexuel, ce que n’eut aucune peine à démontrer Me Normane Omarjee, égal à lui-même. Qui prouva que la gamine avait confiance en ses agresseurs et que ces derniers en ont largement profité, en tirant même gloire auprès de leurs copains.  

Voilà une gamine qui aura du mal à retrouver un peu d’estime d’elle-même. 

La procureur Coupry a largement tapé sur la tête des profiteurs pour réclamer, en fin d’analyse… des peines de prison avec sursis, comprenne qui pourra ! 

Le tribunal a obtempéré sans sourciller à ces exigences très modérées : 12 mois avec sursis pour l’initiateur du calvaire ; 9, 6, 6 et 3 pour ses comparses dans l’horreur. Avec un tas et un paquet d’amendes qu’ils ne paieront sans doute jamais, aucun n’ayant d’emploi.

Par Jules Bénard le Jeudi 15 Février 2018 à 21:20 | Lu 151 fois