Prise dans la spirale de l'alcool, une mère de 7 enfants, ivre, frappe un gendarme

Vendredi 16 Février 2018

Prise dans la spirale de l'alcool, une mère de 7 enfants, ivre, frappe un gendarme
Ces 48 heures passées à la prison de Domenjod ont semble-t-il permis à Florence de se mettre les idées au clair. La mère de famille de 32 ans comparaissait ce matin au tribunal de St-Pierre pour outrage, rébellion et dégradation. Les faits se sont déroulés mardi à St-Joseph. 

Ivre, elle s’est rendue dans le commerce du père de son dernier enfant avec qui elle entretient des relations tendues. Florence renverse quelques boites à chaussures et décide de repartir. Lui appelle les gendarmes qui interpellent la jeune femme quelques minutes plus tard. Florence a bu quelques bières et laisse échapper sa colère sur les forces de l’ordre, se débat alors que les gendarmes tentent de la faire entrer dans le véhicule. L’un d’entre-eux reçoit un coup de pied au visage. 3 jours d’ITT lui sont prescrits.  

"Je sais que c’est pas bien ce j’ai fait" 

Jugée ce vendredi sur le mode de la comparution immédiate, Florence déclare ne plus se souvenir de ce qui s’est passé mais exprime des regrets envers les forces de l’ordre. "Je sais que c’est pas bien ce j’ai fait". Depuis 2 ans, la mère célibataire de 7 enfants, âgés de 12 ans à 10 mois pour le dernier, plonge dans l’alcool quand elle n’arrive plus à faire face aux problèmes financiers et familiaux. Et cela depuis qu’une maladie génétique a été découverte à sa fille de 4 ans. Un temps soupçonnée de maltraitance, Florence n’aurait pas supporté, les rumeurs et le placement de ses enfants.   

Pour le commerçant, et également père du petit dernier de Florence, cette dernière nage dans les problèmes. "Souvent alcoolisée durant sa grossesse", tient-il à souligner, elle lui aurait également volé chéquier et carte bleue "pour se faire plaisir" en bijoux et électroménagers. Une plainte a été déposée. L’affaire sera jugée en avril prochain.  

"C’est une maman désespérée qui va voir le père de son enfant pour lui demander de s’en occuper", résume son avocate, Me Marine Payet, tout en reconnaissant l’outrage et la rébellion mais pas les dégradations. "Les dix premières années, seule à s’occuper des enfants, ni la justice ni les services sociaux n’ont entendu parler d’elle". 

Florence a eu une chance de sortir de cette "spirale" et pourra aujourd'hui, comme elle le souhaitait, "serrer ses enfants dans ses bras" et leur promettre d’en "finir avec les bêtises". Les juges ont décidé d’annuler les poursuites pour dégradation, non caractérisées. En revanche, condamnée à une contrainte pénale de 2 ans, elle a l’obligation de se faire soigner sous peine de partir en prison pour 6 mois. 

Rédigé par PB le Vendredi 16 Février 2018 à 15:17 | Lu 280 fois

PB