St-Denis, quartier Vauban : Il menace des ex-taulards et se fait tabasser

Lundi 19 Février 2018

Décidément, l’alcool fait des dégâts dans le quartier de Vauban à Saint-Denis. Deux semaines après  l'agression d’un homme, tué à coup de tesson de bouteille lors d’une dispute avec un camarade de beuverie, une autre altercation a mal tourné vendredi dernier. 
  
Lorsque la BAC se rend sur place à 15h20, il ne reste qu’une marre de sang et une pioche ensanglantée dans le square Vauban. Une scène plus qu’inquiétante. Devant le tribunal correctionnel ce lundi, on apprend (à peu près) ce qu'il s’est passé. 
  
Trois individus font du bruit en bas de la résidence où habite la victime. Ce dernier, saoul, leur aurait ordonné de partir. Chose qu’ils font ; ils s’installent sous le kiosque du square. Mais il les suit. Selon l’un des prévenus, la femme du groupe, il voulait boire leur alcool. Car eux aussi sont ivres. Son insistance l’aurait agacée et elle lui met une claque. La victime remonte chez elle puis revient avec une pioche et les menace. 
  
La femme prend la fuite. Son camarade le frappe à deux reprises à la tête avec une bouteille. Le troisième balance une bouteille en sa direction mais le rate. La victime, voyant le sang couler abondamment, se serait assise, la pioche dans la main, avant que les secours n’arrivent. 10 jours d’ITT et des points de suture. 
  
La présidente du tribunal évoque le comportement inadapté de la victime et rappelle : "Celui qui a raison ce n’est pas forcément le plus blessé". Mais ce qui ne joue pas en leur faveur, ce sont leurs sacrés casiers judiciaires. Jusqu’à 15 condamnations chacun et de nombreux séjours en prison. Deux évasions même. La femme, 38 ans, mère de 4 enfants, les plus jeunes qu’elle n’a vus qu’une seule fois, sortait de prison il y a un mois. 
  
Que faire de ces "marginaux" comme les appelle un des avocats de la défense, qui ont "déjà été avertis plusieurs fois et qui connaissent la chanson", rappelle la procureure… En effet, ils sont loin d’être tremblant de peur dans la salle d’audience. 

La femme écope de 3 mois de prison dont deux avec sursis et une obligation de soins et travail. 4 mois de sursis pour le camarade qui a frappé avec la bouteille et 6 mois avec sursis et une obligation de travail d'intérêt général pour le troisième.

Rédigé par Soe Hitchon le Lundi 19 Février 2018 à 19:24 | Lu 505 fois

Soe Hitchon