Un retraité fait passer le temps en regardant de la pédopornographie

Mercredi 14 Février 2018

"L’oisiveté est mère de tous les vices" … tel est le proverbe. Quand on prend sa retraite après une longue carrière bien remplie, se pose-t-on souvent devant un ordinateur pour apprécier des films... pédopornographiques ? Un septuagénaire comparaissait devant le tribunal correctionnel ce mardi pour "détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique". 
  
À la retraite depuis 2015, il s’aventure un jour, en août 2016, sur des sites pornographiques. "Je me suis mis devant l’ordinateur faute de faire autre chose,explique-t-il, et c’était un sujet d’actualité dont je ne connaissais rien donc je voulais faire des recherches afin de répondre à des questions que j’avais". 

Une explication qui ne convainc pas le président du tribunal : "Il y a un côté pervers à vouloir se documenter, c’est très troublant". Surtout au vu des titres des vidéos, certes en Anglais mais dont la signification et la violence des mots ne laissent aucun doute. Mais le prévenu raconte qu’il était tout seul, comme "autiste devant l'ordinateur sans chercher le pourquoi du comment". Le pourquoi, le président le lui explique : "En visionnant ses vidéos, vous nourrissez un marché qui exploite les enfants". 
  
78 vidéos en moins d’un an 
  
Car il n’en a pas téléchargé qu’une seule "par curiosité", comme il dit, mais 78 en moins d’un an… Après des explications sur des erreurs de téléchargements ou des vidéos illisibles, il avoue : "Je n’ai pas pris conscience de l’ampleur du problème". 
  
Selon l’expertise psychiatrique, cette très mauvaise habitude proviendrait d’un "dysfonctionnement sexuel dû à une impuissance, source de frustration". En effet, une chirurgie de la prostate aurait affecté sa capacité à avoir une érection. Des éléments que reprend son avocat, Me Rémi Boniface, pour montrer le manque de "dangerosité" de son client. "L’objectif est la défense sociale et ce qui est à la clé est la sécurité des enfants. Y a-t-il un danger ?" Dans le rapport psychiatrique, il est expliqué que non. Pour preuve, alors que l’expert évoque les enfants et petits enfants du prévenu, ce dernier aurait été "sincèrement choqué". 
  
Compte tenu de son âge, 75 ans, de son casier judiciaire vierge et de l’arrêt total de ce genre d’activités depuis l’intervention des gendarmes, il a été condamné à 6 mois de sursis et une amende de 500 euros. 
 

Par Soe Hitchon le Mercredi 14 Février 2018 à 09:31 | Lu 207 fois